Présentation
La liberté, la justice, l’amour, l’amitié, le pouvoir, la gloire, la richesse et même le respect de la loi morale, ne se proposent-ils pas comme des valeurs surpassant le bonheur ? Peut-être faut-il admettre que le bonheur n’est pas le but de l’existence, en tout cas, qu’il ne « doit » pas l’être.
Est malheureux celui qui ne consent pas à la finitude humaine et à ses limites individuelles. Est heureux celui qui commence par acquiescer à la condition humaine. Le bonheur se dérobe souvent à qui le recherche fébrilement. Il vient toujours par surcroît à qui sait l’accueillir.
Sommaire
I. POSITION DE LA QUESTION
II. LE BONHEUR N’EST PAS UN CONCEPT UNIVOQUE
II.1 LE BONHEUR EST DANS LA MOBILITÉ
II.2 LE BONHEUR EST DANS LA STABILITÉ
III. CERTAINS BUTS DE L’EXISTENCE SONT ASSIMILABLES AU BONHEUR : LIBERTÉ, AMITIÉ
III.1 LA LIBERTÉ
III.2 L’AMITIÉ
IV. TROIS CONCURRENTS SÉRIEUX DU BONHEUR : LA JUSTICE, LA VÉRITÉ ET LE RESPECT DE LA LOI MORALE
IV.1 LA JUSTICE
IV.2 LA VÉRITÉ. ÉLOGE DE L’IMBÉCILE HEUREUX
IV.3 LE RESPECT DE LA LOI MORALE
V. LA TENTATION DU NÉANT
VI. L’EXISTENCE EST MARQUÉE DU SCEAU DE LA FINITUDE
VI.1 LA FUITE DANS L’HÉDONISME TOURMENTÉ
VI.2. LA VOIE DU SÉRIEUX DEVANT LA MORT
VII. CONCLUSION