Le but de la présente investigation n’est pas d’abord de construire une position pour ou contre la légalisation de l’euthanasie. L’objectif est à la fois moins partisan et plus ambitieux : savoir de quoi l’on parle quand on utilise un terme devenu aussi chargé depuis quelques décennies. Après avoir récusé la référence trop vague à l’étymologie (bien mourir) et les adjectifs fautifs (euthanasie « passive » et « indirecte ») que l’on accole à ce terme, on conclura qu’une définition cohérente de l’euthanasie doit impliquer trois critères essentiels : l’intention de donner la mort, l’utilisation d’un moyen (acte ou omission) qui provoque la mort, la volonté de mettre fin à des souffrances.
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