Voudriez-vous revivre ? Cette question sert une évaluation immanente de la vie, qui n’est jamais possible autrement que dans sa confrontation à sa propre suspension. Les philosophes divergent quant au sens de la réponse : un non, par exemple, peut accuser la vie, comme dire la satisfaction de celui qui n’entend pas recommencer ce qui fut bien mené. Par-delà le conflit des interprétations, et contre toute confiscation philosophique de la réponse, on voudrait reconduire à l’urgence de la question, tout en rappelant que la totalisation immanente de l’existence ne saurait jamais être close.
Extrait vidéo :
Sommaire
I. REVIVRE, OU L’ÉVALUATION DE LA VIE DEVANT LA MORT : UN REFUS QUI ACCUSE (LA VIE, LE MONDE ET DIEU) 1) Les pleurs du nourrisson 2) La proposition de revivre 3) Bayle : Le plus heureux lui-même ne voudrait pas revivre sa vie. 4) Leibniz : La plupart voudraient revivre une autre vie 5) Kant : Personne ne voudrait d’une autre vie dans le monde, quelle qu’elle soit. II. REVIVRE ? L’ÉVALUATION DE MA VIE DEVANT LA MORT : UN REFUS QUI CONSOLE (LE MORTEL) III. REVIVRE ? LA MISE A L’ÉPREUVE DE MA VIE À CHAQUE INSTANT : LE SCHEME DE L’ÉTERNEL RETOUR, UN OUI QUI MÉTAMORPHOSE (LE VIVANT) CONCLUSION