« Des goûts et des couleurs, on ne discute pas » : untel aime la musique baroque tandis que l’autre n’a d’oreille que pour le jazz manouche. Dès lors, il semblerait bien que notre capacité à juger du beau relève d’une affaire de sensibilité individuelle, ce qui expliquerait que mon goût se distingue toujours du goût des autres. Pourtant, dans l’enthousiasme d’une découverte esthétique ou au contraire dans la fréquentation approfondie d’une œuvre, nous faisons aussi l’expérience fréquente d’un consensus sur le beau. Alors, pouvons-nous parvenir à nous entendre avec autrui sur nos jugements de goût ?