Présentation
Le caractère 福 fu (bonheur, félicité) décore les murs des restaurants et les portes des maisons, mais déserte les Livres des Lettrés de l’Empire du Milieu. La Voie des sages chinois aurait-elle parcouru les méandres de l’expérience humaine sans jamais emprunter les chemins du bonheur ? L’effort de déprise du moi par soi comme le dépassement de l’illusion d’une destinée transcendante ont-elles permis aux sagesses orientales d’échapper à la tentation (occidentale ?) de recouvrir le désir commun de bonheur par l’aspiration au souverain bien ?
Sommaire
I. LE BONHEUR EST-IL DANS LA RIZIÈRE ?
II. LA RELIGION DU BONHEUR ET LE CULTE DES TROIS ÉTOILES
III. LE MAÎTRE VIVANT, COMMENT POURRAIS-JE MOURIR ?
IV. UNE CULTURE DU CONTENTEMENT
V. EMBRASSER EN ESPRIT LE PRINTEMPS DU MONDE
VI. LE RIRE DU SINGE BLANC
VII. VOIE DE L’ÉCRITURE [书道, SHUDAO] ET STYLE DU PINCEAU [笔法, BIFA]
VIII. L’ÉVEIL AU MALHEUR
IX. LA GRANDE PITIÉ
X. QUINZE CENT MILLIONS DE CHINOIS, ET MOI, ET MOI, ET MOI …